Nous déjeunons à midi au Café l’Écomotive. Nous optons pour le chili sin carne. En partant, nous offrons le roman Apavudia à Elie qui, touchée par notre cadeau, nous remercie vivement en nous disant qu’elle se fera un plaisir de le lire. Nous revenons à l’appartement. Le vent continue de souffler en rafales. Nous décidons de prendre le tram au Cours Joseph Thierry en bas de chez nous pour aller au Centre Commercial « Les Terrasses du Port » sur le quai du Lazaret. Le trajet dure une dizaine de minutes. Nous descendons à l’arrêt Joliette près du village des Docks. Dans les minutes suivantes, nous entrons dans le centre commercial. Les quatorze heures sont chahutées par Éole. La clientèle est au rendez-vous. Nous arpentons les allées des trois niveaux et nous nous attardons de-ci de-là quand l’envie nous prend. Nous entrons dans le magasin Celio où Patrick profite d’une promotion sur les sous-vêtements. Livia, originaire du Brésil, nous accueille à la caisse. Nous bavardons. Livia a rencontré son futur mari, un Français, à Barcelone quand elle étudiait la langue espagnole. Quand elle apprend que nous allons nous rendre en Argentine et probablement au carnaval de Rio en février, elle nous dit qu’elle sera avec son mari une quinzaine de jours dans sa famille à Rio durant le carnaval... Des œuvres d’art jalonnent les allées à certains endroits ; un éléphant noir, gris et blanc, un dromadaire bleu de la Méditerranée et un lion au pelage en chrome, tous de grandeur nature, se dévoilent tour à tour. Nous entrons dans un magasin Lindt. Je repense à notre journée du mercredi 18 janvier 2017 à Sydney où nous avions descendu par étapes les dénivelés de la spacieuse rue piétonne Martin place, traversée par plusieurs rues entre George et Macquarie streets ; à l’angle avec Phillip street, nous étions entrés chez le chocolatier suisse Lindt.
Autre part, nous voyons l’affiche du spectacle « Le Secret de Noël ». Nous bavardons avec une jeune fille présente à l’entrée du théâtre éphémère au second niveau du centre commercial. Un festival de couleurs et de magie va enchanter petits et grands entre le 24 novembre et le 7 janvier… nous serons loin de Marseille. Joué durant trois saisons à Paris, « Le Secret de Noël » sera présenté pour la première fois à Marseille aux Terrasses du Port. Mais comment le Père Noël parvient-il à distribuer tous les cadeaux aux enfants en une seule nuit ? Une distrayante question que tout un chacun a dû se poser un jour ou l’autre. Le spectacle va lever le voile sur ce secret du Père Noël et de ses inséparables lutins.
Nous sortons sur la terrasse du centre qui donne sur la mer. Le vent se fait plaisir avec de fortes rafales. Le navire Pascal Paoli, à la coque rouge et blanc, est amarré juste devant le centre commercial. Au bout de la terrasse, se dresse la tour de la Compagnie maritime d'affrètement - Compagnie générale maritime, conçue par l'architecte Zaha Hadid. Haute de près de cent cinquante mètres, siège social du troisième groupe mondial de transport maritime en conteneurs, la tour, qui semble évoquer la proue d'un navire, est le plus haut gratte-ciel à usage de bureaux de la ville. Nous restons peu de temps dehors, car le souffle du vent nous traverse allégrement. Un magasin du Palais des Thés, notre marque préférée, est présent dans le centre. Nous entrons dans le magasin Apple d’où la vue sur la mer est grandiose ; un panorama maritime pour les clients et les employées en tee-shirt rouge. Autre part, un magasin Citadium de plus de mille mètres carrés s’impose aux regards avec de grands écrans derrière un espace de détente. Créée en 2000, l’enseigne de vêtements Citadium, une filiale du groupe Printemps, est considérée comme le lieu incontournable du streetwear et de la culture urbaine. Les quinze heures trente passent. Nous décidons de nous rendre au Starbucks du centre après une bonne heure trente à déambuler dans les allées. Vara m’accueille pour la commande au Starbucks. Vara est le surnom de Gaëtan qui a des origines cubaines. Son look et sa chevelure l’apparente à Ernesto Che Guevara. Il travaille dans le café depuis un an et il fait du bénévolat humanitaire dans une partie de son temps libre. La salle, baignée de ciel bleu, est presque comble. Nous prenons place sur la longue banquette confortable pour siroter du chocolat chaud en savourant un scone au chocolat pour Patrick et un muffin cacao aux pépites de chocolat pour moi. Six jeunes garçons sirotent leur boisson chaude à ma gauche. Les minutes s’égrènent agréablement. Je salue Vara en sortant du café. Nous allons au supermarché Monoprix du rez-de-chaussée pour des emplettes. Nous sortons ensuite du centre commercial pour retourner chez nous par le tram. Nous marchons devant l’entrée principale du village des Docks en habit de fête. Le vent continue de souffler vigoureusement. Les seize heures trente s’envolent. Nous montons à bord d’une rame qui se remplit de voyageurs d’arrêt en arrêt. Un vieux monsieur, cheveux blancs et barbe blanche courts, et un enfant prennent place devant moi. Je pense à Momo et à Monsieur Ibrahim du roman « Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran » de l’écrivain Éric-Emmanuel Schmitt. Mon regard rencontre celui de « Momo », je lui offre un radieux sourire, mais son visage reste sans expression tout comme ses yeux. Sa vie est-elle souriante ? Vit-il des choses ordinaires extraordinaires ? La rame nous dépose une quinzaine de minutes plus tard sur le Cours Joseph Thierry. Nous montons tranquillement la rue des Abeilles qui se termine à l’angle de la rue Voltaire où nous séjournons ; j’ai une pensée pour ma sœur Thérèse dont la maison se trouve dans une rue des abeilles…


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