samedi 18 novembre 2023

Embarquement sur le bateau « Edmond Dantes » pour les îles du Frioul…

    Nous sortons de l’appartement après onze heures trente pour aller déjeuner. Le ciel est grand bleu et le soleil brille. Le vent a cessé. Vers le carrousel en bas de la Canebière, des enfants courent après de grosses bulles de savon qui jaillissent par centaines grâce à la magie humaine. Nous déjeunons à midi au restaurant italien Fuxia sur la place Thiars à côté de chez Lulu. Nous optons pour des penne Tartufo Bianco e Carciofi à la crème de champignons, aux truffes blanche d'été, artichauts, crème et brisures de fromage Grana Padano. La décoration est attrayante et chaleureuse. Nous sommes entourés de rayonnages et de casiers remplis de bouteilles variées. Une vidéo publicitaire sur le restaurant offre de suivre un jeune couple sur une Vespa qui traverse Marseille par les endroits touristiques pour terminer son escapade devant le restaurant. Quand nous sortons, la salle se remplit de convives, toutes les tables de la terrasse étant occupées. Nous revenons vers le terminal de ferry. À côté de l’embarcadère pour aller au château d’If, sur la musique rythmée « Stay » de Rihanna, des acrobates se donnent en spectacle. En attendant l’heure d’embarquement, nous découvrons la 221ème Foire aux santons et aux crèches de Marseille qui se déroule au vieux port. Nous embarquons avant quatorze heures sur le bateau « Edmond Dantes », qui porte le nom du personnage de fiction et héros du roman « Le Comte de Monte-Cristo » d'Alexandre Dumas père. Un petit train touristique se reflète dans le plafond en miroir du vaste préau. Un couple anglophone, son bébé et un chien noir aux yeux dorés sont assis devant nous. Le bateau quitte le port lentement et prend de la vitesse une fois en dehors du port. L’écume des vagues jaillissantes devient fougueuse. Nous prenons des photos. Nous dépassons l’île du château d’If, fermée aujourd’hui au public. Un papa tente vainement de mettre des lunettes de soleil à sa fillette qui s’amuse avec la monture. Nous débarquons une vingtaine de minutes plus tard au port du Frioul qui se compose de deux îles, Ratonneau et Pomègues, reliées par une digue formant le port. Nous marchons sur la jetée piétonne pour avoir une vue d’ensemble avec le recul. Ensuite, nous partons à la découverte de l’île. Un château fort domine l’île de ses impressionnantes constructions. Il s’agit du fort de Ratonneau qui domine l’île, un véritable « mille-feuille » de constructions militaires successives qui offrent une vue à 360° sur le Frioul et Marseille. La position stratégique du fort, né sous le règne du roi Henri IV à la fin du seizième siècle pour protéger la rade et le port de Marseille qu’il jugeait trop exposés, a souvent été convoitée et lui a valu d’être remanié à de nombreuses reprises. L’île de Ratonneau que nous découvrons fut envahie de rats dans un passé lointain ; dès le treizième siècle, le port fut appelé « portus Ratonelli (petites souris) ». Nous arpentons chemin pierreux et rochers. Nous grimpons sur une éminence. Des criques séduisantes, des calanques sauvages, se dévoilent. Des mouettes, goélands, cormorans et autres oiseaux nous survolent de temps à autre en poussant leurs cris distinctifs des bords de mer. Des voiliers glissent sur l’onde paisible où miroitent de temps à autre les rayons solaires aux sillons argentés sur les flots turquoise, admirés par des oiseaux en repos. Par deux fois, un avion de ligne passe dans le ciel. Dans le lointain, la silhouette de Notre-Dame de la Garde domine la ville. Nous atteignons la pointe Brigantin, à l’extrémité ouest de l’île, qui offre une vue sur le large, avec notamment le petit îlot Tiboulen en face de nous. Des voiliers en nombre attirent nos regards. Nous pénétrons par une grille ouverte dans le fort de Brigantin, en pierres blanches, dans lequel se dévoile dans une des salles voûtées, contre toute attente, un piano droit qui a connu des jours meilleurs. Comment est-il arrivé ici ? Une énigme digne d’Agatha Christie ou de Sherlock Holmes. Plus aucun son ne sort de l’instrument contemplé temporairement par un fauteuil club, blanc autrefois, qui, lui aussi, a connu des jours meilleurs. Les minutes ont pensé à tourner. Le cœur léger, nous revenons au port dans une fausse course contre la montre pour prendre le prochain bateau dont le départ est annoncé cinq minutes avant seize heures. Au retour, le bateau fend les flots à vive allure comme s’il était poursuivi par des pirates. Les flots brisés rugissent et, assis à la poupe comme à l’aller, nous écoulent leur symphonie. Deux navires Costa et un navire Msc sont amarrés. Nous débarquons vers seize heures quinze. Nous allons au Starbucks République pour nous détendre après près de dix kilomètres « dans les jambes »…

























































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