jeudi 16 novembre 2023

Marseille : découverte de la place Jean Jaurès et alentour...

    Nous déjeunons à midi au Café l’Écomotive ; la salle est pleine et le brouhaha des convives élevé. Nous bavardons avec Élie. Nous optons pour la formule trois du plat du jour avec des lasagnes potimarron et épinard. À quatorze heures, nous sommes devant le conservatoire à rayonnement régional Pierre Barbizet sur la place Auguste et François Carli, deux frères sculpteurs réputés à leur époque. La musique, le théâtre et la danse sont enseignés avec plus de septante disciplines différentes. Le conservatoire occupe depuis 1973 le Palais des Arts, édifié de 1864 à 1874 sous la houlette de l'architecte Henri-Jacques Espérandieu pour abriter le palais des beaux-arts et la bibliothèque municipale. Il accueille de nos jours quelque deux mille élèves. Nous sommes dans le quartier de la Plaine, situé entre les quartiers de Thiers, du Camas et de Notre-Dame-du-Mont ; il domine les six autres collines de Marseille. Nous nous attardons sur le terrain de pétanque des Maraudeurs « Boule Carli » qui surplombe l’entrée du conservatoire. Nous flânons dans les rues alentour avant de nous rendre sur la place Jean Jaurès. Régulièrement taguée, la fontaine Espérandieu qui domine le boulodrome a disparu sous les peintures colorées ; des tags sont venus recouvrir d'autres tags, au gré d'inspirations probablement nocturnes, pas toujours inspirées. La Fontaine subit une overdose qui finit par l’enlaidir. Nous attardons nos regards sur de nombreuses fresques et graffitis dont ceux du restaurant l’Alchimiste. Nous effectuons un retrait d’espèces sur la place Jaurès dans une agence du Crédit Lyonnais ; celle du CIC, à deux pas, à l’angle de la rue Pogglioli et de la rue des trois Mages, est inondée de tags et de coulées de peinture. C’est la première fois que nous voyons une agence avec une apparence aussi négligée. Nous flânons sur la vaste place, ombragée par endroits par de belles ramures. Près du parc pour enfants, une fontaine Wallace de caractère se dévoile. Un temps arrive où des gouttes de pluie tombent alors que nous nous promenons sur la place Jean Jaurès où le marché du quartier de la Plaine se déroule en matinée du lundi au samedi, avec les mercredis le marché aux fleurs et plantes. La cinquantaine d’exposants a quitté le lieu et le service nettoyage a rendu la place impeccable ; l’efficacité due à la force de l’habitude. Les gouttes s’accentuant, nous entrons dans la pâtisserie chocolaterie « Gourmandise By Nico » qui souhaite la bienvenue aux gourmands. L’activité se déroule dans de superbes locaux anciens qui ont gardé leur décoration d’antan pour le plaisir des yeux ; je prends des photos. Deux jeunes filles nous accueillent chaleureusement. Nous prenons place devant les vitrines qui dévoilent la production de Nico et de son équipe. Nous sirotons un chocolat chaud. Nico apporte, sur un plateau juste sorti du four, de petits pains d’épices en forme de nounours. J’en prends deux et une des deux jeunes filles m’en offre un troisième en me disant qu’il émane de nous bien-être et tranquillité. J’en trempe un dans le chaud breuvage et je le déguste lentement. Tout ce qui est proposé à la vente est fait sur place par Nico et son équipe. Assis à la droite de Patrick sur la banquette en forme de banc-coffre en bois, accompagné de son papi, un bambin se régale tout en gigotant comme les enfants de son âge. La pluie cesse et nous sortons de cette plaisante oasis en souhaitant un bel après-midi à nos hôtesses. En haut de la rue de la Bibliothèque, je prends en photo un plaisant panneau en blanc et marron qui vante le Casino de la place ouvert en 1992. 

    Plus bas, un jeune homme barbu sort de l’atelier Contrebasse. Je bavarde avec Emmanuel Bourgarel, diplômé de la Newark School of Violin Making en 2016. Suite à plusieurs années d’expérience en atelier et après sa rencontre avec le luthier Gérard Defurne, Emmanuel s’est spécialisé en contrebasse auprès du luthier Balthazar Delorme à Lyon, le successeur de Patrick Charton. Il effectua alors plusieurs stages dans toute la France pour parfaire ses techniques et découvrir de nouvelles méthodes. C’est en juin 2023 qu’il a ouvert son atelier au 27 rue de la bibliothèque, à deux pas du conservatoire Pierre Barbizet, pour s’occuper des instruments qui lui sont confiés.

    Au bas de la rue, un magasin de fruits et légumes a pris le nom « Coming Out ». Les quinze heures trente s’étonnent ! Une dizaine de minutes plus tard, nous sommes sur la Canebière. Nous marchons en direction du Vieux Port. À un endroit donné, je vois un jeune homme endormi, le haut du dos contre le devant des deux battants tagués d’une belle porte en bois. Assis sur un rebord le long du trottoir de la rue de la République, un monsieur demande une obole. Un petit panier pend au bout d’une canne à pêche ; un système ingénieux qui attire l’attention par le mouvement du panier. Je lui dis bravo pour sa créativité en levant le pouce après avoir déposé une offrande. À seize heures, nous sommes au Starbucks République. Danilo m’accueille pour la commande. Une affiche sur un écran attire mon attention ; je vois dans mon imaginaire Alice, Bess et Marion qui se sont donné rendez-vous en décalage temporel au Starbucks, leur quartier général pour la pause gourmande. Nous sirotons les boissons chaudes assis confortablement sur la banquette en cuir marron patiné par le temps et les nombreuses personnes assises. À notre droite, une étudiante œuvre sur un cahier. Une trentaine de minutes se sont envolées quand nous sortons de ce lieu de détente embelli par le cadre magnifique de l’ancien édifice. Nous revenons tranquillement chez nous par La Canebière. Le ciel est devenu bleu. Après le girafon, je prends en photo les deux flèches de l’église Saint-vincent-de-Paul au travers de la rambarde du kiosque qui a inspiré celui de la rue Lulli ; une dame passe avec une valise et me dit que cela fera une belle photo…






































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