dimanche 19 novembre 2023

Escapade aux plages du Prado à Marseille...

    Nous déjeunons à midi au Café l’Écomotive. Nous optons pour le plat du jour avec courge, dattes, orange et amandes effilées sur un lit de semoule. Nous partons après le repas pour aller nous promener aux plages du Prado ; nous effectuons le trajet en métro et en bus. Les plages du Prado représentent un aménagement artificiel du littoral créé à la fin des années 1970 par Gaston Defferre, le maire de Marseille à l’époque. Les plages furent construites sur une vingtaine d’hectares pris sur la mer, à l'aide des remblais issus de la construction des deux lignes de métro marseillaises ; ingénieux ! À la sortie du bus 83, au rond-point à l'intersection de l'avenue du Prado, de la promenade Georges Pompidou et de l'avenue Pierre Mendès France, une resplendissante statue de David en marbre de Carrare, une reproduction du célèbre David de Michel-Ange, se dévoile à nos regards éblouis. Offerte par le marbrier et sculpteur Jules Cantini en 1903, elle trône à cet emplacement depuis 1949. Nous marchons tantôt sur les trottoirs, tantôt sur des galets, tantôt sur le sable fin. Le ciel est grand bleu, de discrets filaments de nuées passent distraitement de temps à autre, le soleil brille, le vent a pris son week-end… un temps paradisiaque pour nous et les citadins venus nombreux pour profiter de la plage en famille ou en couple. De larges chaises longues en bois offrent détente et farniente au bord des flots paisibles. Un monsieur assis adossé à un rocher lit plaisamment, l’ouïe baignée des clapotis des vagues. Des galets réunis près de l’eau pour un « bon anniversaire » commencent à se disperser dans l’impermanence. Nous arrivons à la grande roue, inaugurée en 2009. Patrick crapahute sur des rochers pour prendre des photos. Des voiliers glissent sur l’eau azur. Une fillette a laissé son petit vélo rose près de la plage pour s’amuser dans le sable sous le regard bienveillant de sa maman. Je propose à Patrick de faire un tour dans le ciel. Nous achetons deux jetons turquoise pour seize euros, nous prenons place dans une des quarante-deux nacelles et nous voilà dans le ciel bleu dans les minutes suivantes. La roue tourne deux fois et mon palpitant fait écho à une sensation de vertige au faîte de la roue à cinquante-cinq mètres du sol. Un ours blanc nous salue distraitement en quittant la roue. Nous revenons ensuite sur nos pas pour prendre le bus 83 dans le dessein de revenir au centre-ville par le littoral. L’hippodrome Borely se signale de l’autre côté de la chaussée. L’hippodrome, inauguré avec une première course hippique le 4 novembre 1860 par la Société des Courses de Marseille, fut entièrement rénové et modernisé en 1999. Un terrain de golf urbain de neuf trous a vu le jour au centre des deux pistes de course de l’hippodrome, avec vue panoramique sur la mer Méditerranée, les îles du Frioul et le château d'If. Nous traversons des espaces verts, nous grimpons sur une éminence, et nous montons un peu plus tard dans un bus de la ligne 83 sur la place Amiral Muselier. Notre projet de revenir en bus le long de la côte tourne court, car l’édition de « La voie est libre » se déroule aujourd’hui de dix à dix-sept heures. Un parcours piéton le long du littoral et de la Corniche Kennedy, entre la plage des Catalans et le parc Talabot, sans véhicules motorisés, offre d’entendre la mélodie des vagues et les chants des oiseaux. Le bus fait demi-tour et nous dépose avec d’autres passagers à la station de métro rond-point du Prado. Patrick guide un couple rencontré dans le bus. Après un arrêt à la station Castellane privée d’escalator, nous arrivons en gare de Saint-Charles après seize heures. Nous montons dans une rame de la ligne une qui nous dépose au Vieux Port. Une belle surprise nous attend au Starbucks où Naura et son compagnon sont assis à la table ronde voisine de la seule table libre. Notre échange est court et plaisant. Après leur départ, nous nous installons à leur table et nous sirotons chacun un chocolat chaud. J’ai le cœur joyeux suite à cette rencontre fortuite. Nous quittons le lieu de bien-être à dix-sept heures. Attirés par le coucher de soleil, nous retournons au Vieux Port pour l’admirer et prendre des photos. La Lune se signale dans le ciel bleu. Une perspective nous permet de la prendre en photo à la pointe du carrousel de la Canebière. À la nuit tombante, nous nous arrêtons au girafon où les livres déposés hier sont partis chez des gens. Vers le kiosque, la petite vogue bat son plein. Les cris des enfants et leur joie apportent des secondes de bonheur. De retour chez nous avant dix-huit heures, je photographie le coucher de soleil depuis le salon de l’appartement, flamboyant au-dessus de la cathédrale La Major…

























































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